LES RÉACTIONS n’ont pas tardé. Apprenant qu’Euro Disney avait utilisé jusqu’en décembre 2004 les services de détectives privés pour vérifier le passé judiciaire et policier de ses nombreux candidats à l’embauche (nos éditions des 17 et 18 mai) , les syndicats se mobilisent. La CFDT a écrit au secrétaire du comité d’entreprise (CE), Stéphane Lamadon, pour lui demander de mettre à l’ordre du jour de la prochaine réunion, voire d’une réunion extraordinaire, « l’affaire de l’utilisation illégale de fichiers de police à des fins de discrimination à l’embauche ».
« Nous vous demandons un point d’information complet sur la mise en place de ces pratiques totalement illégales, de l’utilisation faite des données recueillies, des sommes engagées à ces tristes fins », écrivent Daniel ROVEDO et David CHARPENTIER. Dans cette affaire, les deux officiers de gendarmerie en retraite mis en examen par le parquet de Meaux pour corruption, recel, violation du secret professionnel et détournement de fichiers informatiques ont été écroués. Ils sont accusés d’avoir « acheté » à un sous-officier en poste au fort de Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) puis revendu notamment à Disney et au Parc Astérix, et pour plusieurs centaines de milliers d’euros, des informations tirées de la consultation des fichiers de police. Elles permettaient ensuite aux entreprises de rejeter ou de répondre aux candidatures. C’est Disney qui a porté plainte en décembre 2004, « cette pratique étant susceptible de constituer une infraction ».
J.Cloris
Le Parisien , vendredi 26 mai 2006








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