Fin 2006, la majorité CGT/CFE-CGC s’octroyait outragement la gestion du comité d’entreprise.
Quatre années plus tard, le Secrétaire du comité d’entreprise, placé sous contrôle judiciaire avec interdiction de se rendre dans les locaux du CE, était renvoyé devant le tribunal correctionnel de Meaux pour des « chefs d’abus de confiance et de complicité de modification de données contenues dans un système de traitement automatisé ». L’affaire était appelée pour la première fois ce vendredi 27 août 2010.
Le Secrétaire CGT a demandé le renvoi de l’affaire dans l’attente des conclusions de l’expertise judiciaire qui ne devrait pas aboutir avant plusieurs mois. Vigilante, la CFDT a fait valoir que compte tenu du dossier pénal constitué à l’encontre du Secrétaire, et qui ne laissait visiblement place à aucun doute quant aux faits reprochés, l’affaire devait être plaidée sans plus attendre. Celle-ci a donc été renvoyée sur le fond au 25 octobre 2010.
La CFDT a cependant obtenu du tribunal 2 mesures immédiates : la nomination d’un administrateur judiciaire afin de ramener sérénité et clarté au CE, une mesure de bon sens que les élus CFDT avaient réclamé lors d’une réunion en date du 21 décembre 2009 mais refusé par la majorité de gestion CGT/CFE-CGC (voir ci-joint le courrier (127)) et l’extension du contrôle judiciaire du Secrétaire du CE désormais interdit d’accès dans les locaux de l’entreprise, demande là aussi déjà réclamée par la CFDT (voir ci-joint le courrier (101)).
La CFDT Eurodisney déplore cette dramatique situation dont les premières victimes sont les salariés de Disneyland Paris, appelle à la responsabilité des uns et à la démission des autres. Chacun en la matière se reconnaîtra.







Les commentaires sont clos.