Par acte en date du 16 décembre 2009, Euro Disney assignait en référé le comité d’entreprise et obtenait dans une ordonnance en date du 08 janvier 2010 une expertise judiciaire afin d’y faire vérifier « l’exactitude, la véracité et la sincérité des comptes et bilans de ces trois années 2007, 2008 et 2009″.
Pour faire procéder à une telle expertise, Euro Disney à fait valoir notamment « qu’elle avait été amenée à constater un retard dans la présentation des comptes du comité d’entreprise depuis 2007″ et que « un important déficit dans le budget des activités sociales et culturelles avait nécessité la mise en place d’un plan de redressement depuis deux années ».
Contre l’avis argumenté et éclairé des élus CFDT du comité, un accord atypique était conclu le 14 mai 2009 entre la Direction ( représentée par Daniel Dreux ) et la majorité de gestion CGT/CFE-CGC de l’institution qui s’est alors vue gratifier d’un chèque de 500 000 euros. La lecture de cet accord nous livre quelques perles : « soutenir et renforcer les efforts de gestion et de transparence », ou bien « le comité d’entreprise a décidé lors de la réunion ordinaire du 12 février 2008 de mettre en place [...] une première série de mesures destinées à améliorer ses prévisions et son suivi budgétaire et renforcer ses contrôles financiers internes (procédures caisses…) et la transparence de sa gestion financière » ou tout aussi surprenant « la Direction entend par le présent accord, renouveler sa confiance au Comité d’Entreprise dans sa capacité à présenter des comptes équilibrés [...] prenant en compte la réalité des ressources dont il dispose ».
Face au désastre en cours, loin d’avoir – hélas – dévoilé toutes ses facettes nauséeuses, la CFDT réitère sa demande de démission immédiate de la majorité de gestion CGT/CFE-CGC du comité d’entreprise de l’ensemble de ses fonctions.







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